pont du pertuis

29 février 2008

La seconde vie du pont du pertuis

Dans le journal Sud Ouest d'aujourd'hui, un article édifiant sur la gravité de la casse du pont du pertuis :

BACALAN.
--Au ministère de la Culture, on se dit surpris par les vagues provoquées par le dossier du pont levant alors que celui du pont Pertuis a tout juste fait réagir

Un pont plus loin

:Jean-Paul Vigneaud

À trop secouer la sauce on finit par faire déborder la casserole ! Après l'histoire du pont Bacalan-Bastide, (re) voilà celle du pont Pertuis ! Et ce n'est pas à Bordeaux que l'affaire prend naissance, c'est dans les bureaux du ministère de la Culture.
« Vous vous trompez de pont ! » ironise ce fonctionnaire qui, devoir de réserve oblige en cette période électorale, nous fait jurer de ne pas donner son nom et surtout dire à quel service il appartient. Tout juste peut-on préciser qu'il s'intéresse de près au patrimoine et qu'il connaît parfaitement Bordeaux.

Un coup de canif dans le contrat. « Le pont levant est un faux problème » dit-il « Ce projet n'a jamais été caché. Ni par Alain Juppé, ni par les services officiels. Il a toujours figuré dans les dossiers et n'importe qui peut en avoir la preuve. Il suffit de prendre un peu de temps et consulter les documents. » (Voir ci dessous)
Ce que confirmait d'ailleurs Alain Rousset hier matin. Questionné sur le sujet, il indiquait avoir bien reçu le 3 décembre 2006, en tant que président de la CUB, Alvaro Gomez-Ferrer, l'expert de l'ICOMOS (mandaté par le centre du patrimoine mondial) et lui avoir montré la maquette et tous les documents liés au projet.
« Vous vous trompez de pont » répète le représentant du ministère de la Culture. Que veut-il dire par là ? « En ce qui concerne la protection du patrimoine, il y a bien plus grave à ce jour que le pont levant car lui n'est pas encore fait, on peut encore intervenir si nécessaire. Le plus grave c'est d'avoir supprimé le pont du Pertuis. Là, c'est un vrai coup de canif dans le contrat Unesco. C'était le plus ancien et dernier pont à culasse de France, un élément majeur de l'entrée des bassins à flots et à partir de là du port de la Lune. Il appartenait au patrimoine. Il n'aurait pas dû être détruit. »

Pas assez d'argent. Propriété du port autonome (donc de l'État), le pont était fermé depuis 2000. Deux solutions : une réhabilitation pour 2,2 millions d'euros ou une démolition-reconstruction pour 1,7 million d'euros.
Le Port, l'État et le Conseil Général étant seuls à financer, la démolition a été décidée par le préfet et concrétisée. Et ce, malgré la protestation de plusieurs élus (Philippe Dorthe en tête), de nombreux protecteurs de l'environnement, des Balcanais et de plusieurs associations de défense.
Depuis, la Ville de Bordeaux et la CUB sont accusées d'avoir cautionné le naufrage, en ne réagissant pas assez tôt et n'apportant pas les 500 000 euros manquants pour la réhabilitation.
Avec cette nouvelle accusation venue de Paris, le sujet ressurgit à la une de la campagne électorale. Des débats pour rien, hélas, car il n'est plus possible d'intervenir pour sauver le dernier pont à culasse de France. Il est en morceaux et irrécupérable.
À moins qu'un mécène? mais là ce n'est plus une histoire de pont, c'est du rêve !?

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28 janvier 2008

Le conseil général de la Gironde et le pont du pertuis

Par une délibération de ce jour, le Conseil Général de Gironde a décidé d'annuler la subvention destinée au Port autonome de Bordeaux pour la rénovation du pont du pertuis. Nous en publierons prochainement le texte intégral.
Sanction juste il est vrai, mais maigre consolation après la disparition pure et simple de cet ouvrage unique.
Reste le sentiment d'un énorme gâchis.

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25 janvier 2008

Dans Sud Ouest aujourd'hui

BORDEAUX.-- Le Port vient de saisir la préfecture pour  que soit désossée l'ancienne navette Blaye-Lamarque

Bac mention épave

:Julien Rousset

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auvre bac ! Le gros navire rouge et blanc qui, des années soixante-dix jusqu'au début des années 2000, a arpenté l'estuaire entre Blaye et Lamarque, touche le fond.
Relégué aux Bassins à flots (1), ce bateau gît depuis plusieurs mois à la renverse. Sa ligne de flottaison semble s'enfoncer chaque jour un peu plus, et aspirer à l'engloutissement « Non, pas du tout, ce bateau n'est pas en train de couler : il est en fait posé sur la vase, et se trouve en déséquilibre à cause d'une voie d'eau à l'arrière » précise Sylvie Saint-Vignes, responsable de la gestion immobilière au Port autonome.
Lequel Port vient de saisir la préfecture, cette semaine, pour que l'animal soit déclaré « à l'abandon » et démantelé. « Il ne vaut plus que le prix de la ferraille? il est peut-être même bourré d'amiante » juge, sur place, un propriétaire de voiliers.

Squatt   et   tournage. Le bateau, baptisé « La Gironde » à l'époque de ses traversées quotidiennes, a atterri aux Bassins à flots en 2004. Il venait d'être vendu, après trente ans de bons et fluviaux services, par son ancien propriétaire, le Conseil général.
Il avait été cédé à un premier propriétaire, puis confié à un repreneur, enfin, en 2006, à un troisième propriétaire une société comorienne selon nos informations. L'ancien bac devait être restauré pour assurer de nouvelles liaisons maritimes, mais, faute de permis de naviguer, son acquéreur semble avoir choisi la stratégie de l'épave, ne donnant suite aux relances successives du Port.
Le titre d'occupation pour le plan d'eau a touché à sa fin il y a un an. Le port lançait une procédure d'« abandon », visant à constater officiellement que le bateau est bel et bien largué par son propriétaire. Procédure préalable à l'autorisation, désormais attendue, de la préfecture pour le dépeçage de l'engin.
La retraite du bac aux Bassins n'aura pas été de toute tranquillité. Sur la carcasse démangée par la rouille et les tags, il reste un landau, quelques chaussures, des duvets : l'endroit a été régulièrement squatté. Un graffiti précise qu'il est « défendu d'entrer sous peine de mort ».

L'ex-Médocain démantelé. Selon les Bacalanais, le bateau a eu d'autres usages. Un marbrier évoque des opérations d'entraînement du raid, le conseiller général Philippe Dorthe se souvient de tournages de film.
À l'époque, il voisinait à Bordeaux-Nord avec un autre bac de la même génération, Le Médocain, rafiot qui avait, lui, servi de trait d'union entre Le Verdon et Royan, de 1968 à 2002. Vendu aux enchères pour 160 000 euros en juin 2005, ce voisin a été « dépecé » l'été dernier par la société Soborec, une entreprise de Bègles : 700 tonnes d'acier avaient ainsi été découpées, pendant trois semaines, avant d'être envoyées vers des aciéries de Bilbao (2).
(1) Pour découvrir ou redécouvrir l'histoire des Bassins à flots, on peut consulter le livre de Pierre Cétois et Didier Périz, « Bacalan Beach », paru en septembre dernier chez Pleine Page (80 pages, 22 euros). (2) « Sud Ouest » du 24 juillet dernier.
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18 janvier 2008

Lettre de Daniel Binaud au Préfet de Gironde

Collectif Bordeaux-Marinopole  à Monsieur Francis Idrac, Prefet de la Gironde

Bordeaux le 11 janvier 2008

(bordeaux-marinopole@hotmail.fr)

Copie à
Mme ALBANEL, Ministère de la culture
M. BROUAT, DRAC de Bordeaux
M. COURBU, Chambre de commerce
Mme DELAUNAY, Députée de la Gironde
M. DORTHE, Conseil Régional Aquitaine
M. MADRELLE  Conseil général
M. RIEU, DRAC Bordeaux
M. SENTAGNES PDT du port de Bordeaux
Et UNESCO, Paris

Objet : pont du pertuis

Monsieur le Prefet,

Ainsi, le Pont de Pertuis est en train de disparaître, victime d’un acharnement que nous dénoncions dans nos lettres des 02 et 15 Novembre, restées sans réponse de votre part. Il y a plus de trois ans que, dans la perspective du rétablissement du passage sur le pertuis, sont apparues les condamnations par certains services de cet ouvrage qu’on a même prétendu irréparable. Ont suivi des estimations – et non des devis – où la réhabilitation du pont apparaissait toujours plus chère que toute autre solution. Jusqu’au dernier moment, et malgré les devis précis d’un spécialiste reconnu des ouvrages métalliques, on a fait en sorte que ce soit la démolition qui l’emportât.
Entre temps, l’inscription de Bordeaux au patrimoine mondial était intervenue. Porter atteinte à un ouvrage inclus dans une telle zone n’étais-ce pas ipso facto, violer les obligations accompagnant cette distinction ?
En alertant l’U.N.E.S.C.O nous avons eu la naïveté de croire que l’Etat dont vous êtes le représentant jouerait le rôle décisif de garant du respect des secteurs couverts par l’inscription. C’est aussi pourquoi nous avons écrit les 02 et 15 Juillet afin que soit au moins sursis à la démolition de cet ouvrage dont nous avions demandé le classement à la D.R.A.C le 04 avril 2006.
Nous ne pouvons pas nous empêcher de trouver incompréhensible que suite à nos correspondances, vous n’ayez pas essayé d’enquêter sur le bien fondé de nos interventions comme celle de Monsieur D. Sentagnes, de Monsieur Ph. Dorthe ou des principaux représentants de la population de Bacalan.
La destruction de cet élément du patrimoine n’est, en définitive, basée que sur des considérations purement technocratiques – au moins en apparence – , elles-mêmes appuyées sur des estimations et non des devis vraiment comparatifs, en tout cas sans aucune recherche d’un consensus entre toutes les parties valablement intéressées.
Auriez-vous, d’ailleurs, daigné répondre à notre demande de rendez-vous, exprimée dans notre lettre du 16 Août 2007, que vous auriez pu découvrir en quoi le pont de Pertuis était un maillon d’un projet faisant du site des bassins à flots le grand témoin «  de 2000 ans d’histoire du Port de la Lune » comme l’a dénommé l’U.N.E.S.C.O. Mais nous ne sommes, il est vrai, qu’une association qui ne saurait être appréciée que si elle n’est pas gênante.
Quoi qu’il en soit, cette affaire ne peut que nous inciter à poursuivre notre action à tous les niveaux, en faveur de la mémoire maritime et industrielle de Bordeaux.*
Nous avons donc déjà alerté l’U.N.E.S.C.O. au sujet d’autres témoins de ce passé, menacés par des gens qui voudraient voir FIGER un maximum de terrains en vue de développements immobiliers, car ils se moquent bien de ce que nous considérons, nous, comme la vraie fonction de l’URBANISME : améliorer le cadre de vie. Mais il est vrai que notre seul intérêt est l’intérêt général.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de nos salutations distinguées.

Le président du collectif : Daniel BINAUD


*Comment pourrions-nous admettre qu’après des mois de rétention, vous débloquiez le dossier de demande de classement des formes de radoub sinon comme une sorte de troc compensatoire à la destruction du pont de Pertuis ?

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04 janvier 2008

Bacalan : un nouveau blog

Un nouveau blog vient de naître : plus généraliste que celui-ci, il parle de Bacalan mais pas seulement, il s'adresse à tous les Bordelais et aux habitants de l'agglomération. Il se veut citoyen, critique, "apoliticien" mais très politique dans le bon sens du terme.

Il est né de notre combat pour le pont perdu du pertuis, en réaction à l'irresponsabilité, à la médiocrité, à l'absence de courage et d'intelligence de ceux qui prétendent gérer et construire notre ville et, au-delà, l'agglomération.

Ne manquez pas d'aller le consulter et de contribuer à l'enrichir de vos idées, de vos jugements, de vos informations.

http://bacalan.canalblog.com/

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03 janvier 2008

Responsables irresponsables

L'actuel Pont du Pertuis succombe sous les chalumeaux pour cause : de manque total d'entretien et si l'on ajoute la forme en tuile à l'envers des tôles du revêtement du tablier qui concentrent toutes les eaux de ruissellement sur l'ossature basse des charpentes métalliques qui de ce fait sont dévorées par la rouille. Aujourd'hui les responsables de cet état n'ont qu'une idée : faire disparaître l'objet du délit...., comme les malandrins arrosent d'essence leur victime pour faire disparaître les dernières traces de leur forfait......
Donc pour le pont « aléa jacta est » :      Reste la largeur du chenal....
Il y a quelques mois nous avions, Robert Venturi et moi-même (Cétois Pierre) mesuré, dans
l'espoir de pouvoir les interchanger : le pont Aval et le Pont du Pertuis, ; celui-ci étant
déclaré non réparable, mais le pont Aval en bon état.
Or de l'extrémité du contre poids jusqu' à l'axe du pivot, leur longueur est identique, seules
diffèrent les longueurs des fléaux ; plus court sur le pont Aval de 4,5m.
Or ce pont (dit en état) va être remplacé par un autre au tablier plus large.
Pourquoi ne pas le récupérer ? et : soit rallonger le fléau de 4,5m, soit avancer le quai de 4,5m
car à mon avis il vaut mieux un passage de 20,5 m qu'un de 8 m.
A bon entendeur, salut   
Cétois pierre

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28 décembre 2007

Il est mort

Le pont du pertuis est mort. La société Veolia va récupérer les morceaux, le directeur du port est très content de son mauvais coup, les élus et prétendants à l'élection au conseil municipal s'en moquent comme de leur première chemise (qu'ils sachent tout de même qu'ils ont perdu nos voix pour commencer et qu'ils ont gagné des militants à les combattre jusqu'en mars prochain). Ces gens-là n'ont aucune vision pour Bordeaux, pire, ils n'ont aucune ambition. Tout ce qui pourrait contribuer à une redynamisation économique et culturelle leur échappe totalement : Bordeaux ne pourra revivre sans reconquérir son fleuve, sans réinsuffler une dimension maritime (tourisme, plaisance, chantiers navals, culture) qui est le véritable cœur de la ville.
Une société anglaise avait un grand projet pour le bassin n°2 avec des activité de plaisance et de réparation navale avec l'ambition d'exploiter la base sous-marine. La réduction du pertuis en anéantit la simple perspective.
La ZAC des bassins se voit repoussée et réduite à peau de chagrin au fil des ans, laissant le champ libre à un investissement immobilier privé débridé qui se fera sans cohérence, sans équilibre, sans justesse, sans beauté.
Le pont du pertuis est mort, c'est le symbole de l'impuissance morbide de nos élus-décideurs, mairie et CUB, c'est la preuve qu'ils ont perdu (s'ils l'eurent jamais) tout sens de l'intérêt général.
Il est temps que les habitants, les citoyens ouvrent les yeux sur les véritables motifs de ces gens, élus pour eux-mêmes, jouant à échanger des arguments quand ils sont d'accord en tous points sur le fond, uniquement concurrents pour la forme et pour le pouvoir.
Robin de Bacalan

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27 décembre 2007

Sud Ouest : De profondis (sic)

A lire le journal Sud Ouest ce matin, on a l'impression que le combat pour le pont du pertuis :
1- est perdu
2- relève d'un combat entre partisans et "anti-pont"
3- s'est déroulé dans les (bonnes) règles : le port l'a "décidé", la préfecture l'a "autorisé"

Malheureusement, si le pont est détruit, ce ne sera pas l'issue d'un jeu entre pros et antis-pont, ce sera une conclusion dramatique pour tous les Bordelais en général, pour les Bacalanais en particulier et pour la légitimité de nos institutions et pratiques politiques parce que :
1- ce pont est d'une valeur patrimoniale incontestable : le détruire rabaisse Bordeaux à l'égal des Talibans faisant sauter le patrimoine afghan (
les Talibans ont détruit les bouddhas de Bamiyan le 26 février 2001) et, au-delà, patrimoine mondial.
2- la réduction du pertuis réduit d'autant l'avenir économique du site et, par conséquent l'avenir social de nombreux Bacalanais.
3- cette affaire illustre les pratiques iniques de responsables politiques et hauts-fonctionnaires : manipulations, mensonges, mépris de la démocratie.

Un journal et un journaliste libres devraient prendre la mesure des enjeux élevés que peut recéler un fait local : il n'est même pas question d'être courageux, seulement lucide et critique. On ne peut, à longueur de temps, se lamenter sur le désintérêt civique des Français, sur la violence et l'irrespect de nos "sauvageons" sans les ramener aux pratiques inacceptables et parfois délinquantes de responsables politiques et administratifs toujours prompts à délivrer leçons morales, économiques et écologiques.
Ces leçons, nous n'en voulons pas, comme nous ne voulons plus de ces pratiques politiques; nous continuerons à le dire et à l'écrire.
En ces temps de fêtes, et avant que 2008 ne nous envoie les merveilleuses bonnes nouvelles dont elle est grosse, en l'honneur du De profondis (sic) du jour, voici une chanson édifiante à reprendre en chœur :

De Profundis

Oh,muse prête-moi ta lyre
Afin qu'en vers je puisse dire
Un des combats les plus fameux
Qu'il y eut jamais sous les cieux

Refrain
De profondis morpionibus
La la la la la, la la la la, la la la la la la
La la la la la, la la la la, la la la la la la

Dans un vagin de forte taille
500 000 poux livraient bataille
Un nombre égal de morpions
Leur refusaient l'entrée du con

Refrain

A cheval sur une roupette
Tenant à la main sa lorgnette
Le capitaine des morpions
Examinait les positions

Refrain

Un soir au bord de la ravine
Pleine de règles et d'urines
On vit un grand morpion tout nu
Agrippé sur trois poils du cul

Refrain

Un morpion motocycliste
Prenant le cul pour une piste
Dans un virage il dérapa
Et dans la merde il s'enlisa

Refrain

Un autre de haute origine
Qui revenait du bout d'la pine
Leva sa lance et s'écria :
"Le morpion meurt mais n'se rend pas"

Refrain

A ce spectacle épouvantable
Et croyant que c'était le diable
Les femmes enceintes en accouchant
Pondaient d'la merde au lieu d'enfants

Refrain

Bordé d'un triple rang de crasse
Transpercé malgré sa cuirasse
Le capitaine des morpions
Tomba sans vie au fond du con

Refrain

La bataille fut gigantesque
Tous les morpions périrent ou presque
A l'exception des plus trapus
Qui s'accrochaient aux poils du cul.

Robin de Bacalan

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26 décembre 2007

Les marques jaunes de l'infamie

Ce mercredi 26 décembre, les démolisseurs ont peint sur le pont du pertuis la marque jaune de l'infamie. Honteux, les démolisseurs ont choisi le temps de la trêve des confiseurs pour sceller la mort d'un pont historique qui était aussi le symbole du devenir économique des bassins à flot. Morveux, ils le seront, les casseurs politiques, directeur du port, maire de Bordeaux, présidents successifs de la CUB,  prétendants dérisoires à une capitale européenne de la culture qu'ils méprisent, bafouent, détruisent. Le pont sera découpé mais la marque jaune sera désormais leur marque de fabrique : petits hommes, grands casseurs. Seuls Philippe Madrelle avec Philippe Dorthe, suivis par les conseillers généraux de Gironde ont tenté de sauver le pont et ont compris l'enjeu qu'il représentait. Nous leur en rendons justice même si cela n'a pas été suffisant.
Le pont détruit, nous continuerons à dénoncer des choix et surtout des méthodes politiques qui ne peuvent que contribuer au désaveu de nos fondements républicains et démocratiques.
Robin de Bacalan
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19 décembre 2007

Quand le Conseil général de la Gironde condamne le choix du Port autonome de Bordeaux

Séance plénière du Conseil général de la Gironde

Motion relative à la destruction et la reconstruction
du Pont du Pertuis des Bassins à flot
à Bordeaux- Bacalan


Adoptée à l'unanimité par le Conseil Général de la Gironde
le 18 décembre 2007

Le Port Autonome de Bordeaux a décidé la destruction et la reconstruction du Pont du Pertuis des Bassins à flot à Bacalan. Or, le pont actuel est le dernier pont à culasse restant en France ; il a été construit en 1911.

Ce pont a été reconnu par la Commission de l'UNESCO : ICOMOS, comme élément remarquable ; il est d'ailleurs situé aujourd'hui dans le périmètre de classement de la ville de Bordeaux au patrimoine mondial de l'humanité.

Au-delà de l'intérêt patrimonial de cet ouvrage, la reconstruction prévue par le Port Autonome va entraîner la réduction de la dimension du Pont du Pertuis. En conséquence, cette diminution du pont va réduire le Pertuis de 25 à 8 mètres ; ce choix interdira aux bateaux de plus de 8 mètres de large de pénétrer dans le Bassin à flot n° 2. Cette situation obère gravement le développement économique de ce secteur et limitera les créations d'emplois qui étaient attendus dans le cadre des projets de développement des bassins à flot en port de plaisance et d'hivernage, mais aussi dans le cadre d'activités liées à la maintenance et à la construction navale.

Le Conseil Général de la Gironde, réuni en séance plénière les 17 et 18 décembre 2007, condamne le choix du Port Autonome et demande à l'Etat, propriétaire de l'ouvrage, de prendre les mesures nécessaires pour assurer la réhabilitation du pont historique et pour maintenir la dimension du Pertuis à 25 mètres.

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