A lire le journal Sud Ouest ce matin, on a l'impression que le combat pour le pont du pertuis :
1- est perdu
2- relève d'un combat entre partisans et "anti-pont"
3- s'est déroulé dans les (bonnes) règles : le port l'a "décidé", la préfecture l'a "autorisé"

Malheureusement, si le pont est détruit, ce ne sera pas l'issue d'un jeu entre pros et antis-pont, ce sera une conclusion dramatique pour tous les Bordelais en général, pour les Bacalanais en particulier et pour la légitimité de nos institutions et pratiques politiques parce que :
1- ce pont est d'une valeur patrimoniale incontestable : le détruire rabaisse Bordeaux à l'égal des Talibans faisant sauter le patrimoine afghan (
les Talibans ont détruit les bouddhas de Bamiyan le 26 février 2001) et, au-delà, patrimoine mondial.
2- la réduction du pertuis réduit d'autant l'avenir économique du site et, par conséquent l'avenir social de nombreux Bacalanais.
3- cette affaire illustre les pratiques iniques de responsables politiques et hauts-fonctionnaires : manipulations, mensonges, mépris de la démocratie.

Un journal et un journaliste libres devraient prendre la mesure des enjeux élevés que peut recéler un fait local : il n'est même pas question d'être courageux, seulement lucide et critique. On ne peut, à longueur de temps, se lamenter sur le désintérêt civique des Français, sur la violence et l'irrespect de nos "sauvageons" sans les ramener aux pratiques inacceptables et parfois délinquantes de responsables politiques et administratifs toujours prompts à délivrer leçons morales, économiques et écologiques.
Ces leçons, nous n'en voulons pas, comme nous ne voulons plus de ces pratiques politiques; nous continuerons à le dire et à l'écrire.
En ces temps de fêtes, et avant que 2008 ne nous envoie les merveilleuses bonnes nouvelles dont elle est grosse, en l'honneur du De profondis (sic) du jour, voici une chanson édifiante à reprendre en chœur :

De Profundis

Oh,muse prête-moi ta lyre
Afin qu'en vers je puisse dire
Un des combats les plus fameux
Qu'il y eut jamais sous les cieux

Refrain
De profondis morpionibus
La la la la la, la la la la, la la la la la la
La la la la la, la la la la, la la la la la la

Dans un vagin de forte taille
500 000 poux livraient bataille
Un nombre égal de morpions
Leur refusaient l'entrée du con

Refrain

A cheval sur une roupette
Tenant à la main sa lorgnette
Le capitaine des morpions
Examinait les positions

Refrain

Un soir au bord de la ravine
Pleine de règles et d'urines
On vit un grand morpion tout nu
Agrippé sur trois poils du cul

Refrain

Un morpion motocycliste
Prenant le cul pour une piste
Dans un virage il dérapa
Et dans la merde il s'enlisa

Refrain

Un autre de haute origine
Qui revenait du bout d'la pine
Leva sa lance et s'écria :
"Le morpion meurt mais n'se rend pas"

Refrain

A ce spectacle épouvantable
Et croyant que c'était le diable
Les femmes enceintes en accouchant
Pondaient d'la merde au lieu d'enfants

Refrain

Bordé d'un triple rang de crasse
Transpercé malgré sa cuirasse
Le capitaine des morpions
Tomba sans vie au fond du con

Refrain

La bataille fut gigantesque
Tous les morpions périrent ou presque
A l'exception des plus trapus
Qui s'accrochaient aux poils du cul.

Robin de Bacalan